27/12/2013

Entre introspection et confession, chronique d'une souffrance ordinaire

A l'aube de la quarantaine et d'une nouvelle année, parce qu'il y a des silences, des absences, des indifférences qui font mal, je ressens le besoin de faire un retour sur moi, d'avoir un regard objectif sur ce qui m'entoure....pour prendre de bonnes résolutions ! et retracer au besoin les lignes du chemin qu'il me reste à parcourir car, puisque la vie n'est qu'une, autant l'optimiser au mieux, et sans pour autant griller des étapes, se fixer des objectifs avec l'éternel et unique mot d'ordre : être heureuse ! ceci passant nécessairement donc par trouver des réponses à des questions, chercher à comprendre.

Comment avoir sur soi un point de vue objectif ? en demandant à une personne extérieure ? un psy dont je vais faire tourner le fonds de commerce et qui ne fera que répondre à mes questions par d'autres questions ? non, non, et non !

Demander à un ami ? une personne complètement neutre ? le monde actuel berce dans l'incompréhension, submergé par des modes de communication qui dépassent l'humain qui lui même a perdu tout sens d'un langage commun ...un ami proche aura un point de vue pas forcément objectif....et quand bien même ce serait un ami, je me vois en train de répéter à une amie que mon fils a été malade avec tout le diagnostic à 15 jours d'intervalle.... une personne complètement neutre ? mais quelle personne, avec quelle hauteur de vue ?

Je pense aussi que l'humain est de façon générale incapable de compréhension dans la mesure où il analyse les choses en fonction de ses propres références. Quand mon fils a été malade pendant une semaine, avec deux visites chez le médecin, une semaine de kiné, 8 jours d'antibiotique, tout cela la même semaine où j'avais trois réunions de travail le soir, à moi qui vit seule avec mon fils, on a quand même réussi à me dire : t'es fatiguée ? ah bon ?

Et enfin, à quelques nuances près, je suis plutôt convaincue à l'idée que l'humain cède aujourd'hui facilement à la manipulation... moi qui ait eu un passé sentimental fluctuant, j'ai souvent entendu : "ça n'a pas marché avec lui ? il t'a mal calculé !"..."calculé", quel horrible mot... et sans se mentir à soi même, nos pages Facebook, nos tweets, ce que l'on publie sur les réseaux sociaux, ne les publie-t-on pas en espérant susciter telle ou telle réaction ? qui osera dire le contraire ?

Partant de tout cela, une seule solution donc, l'introspection : me voilà, à vous écrire, à faire un pas de côté avec des mots.

Qu'est-ce qui me tourmente ?

Des personnes qui devraient être si proches de moi, mais qui se sont éloignées, bon gré mal gré - quelle souffrance de ne plus partager quoique ce soit avec des personnes que vous aimez, d'avoir perdu le fil du quotidien, et les années passant, se retrouver uniquement à des moments forts de la vie, et s'apercevoir dans ces moments que l'on a si peu de choses à se dire.....quelle tristesse. A Papa, tu as pris un chemin qui nous a éloignés de toi, je ne t'en veux pas, mais qu'est-ce que j'aimerais qu'on arrive à se parler de la pluie et du beau temps, échanger des banalités, si tu savais...je sais en revanche que tu as gardé un vrai cœur de père, fier de ses enfants et de ses petits-enfants, je sais que tu nous aimes, et nous t'aimons aussi.

Des personnes qui devraient être proches mais qui ne cherchent même pas à me connaître, à comprendre qui je suis, qui se sont enfermées dans des préjugés et qui ont ainsi une attitude de rejet et pas seulement envers moi, aussi et surtout envers mon petit garçon : comment peut-on dire d'un enfant qu'il n'est rien ? certains écoutent cela et laissent parler, ou affirment qu'après tout, chacun est libre de ses opinions, soit. A Adeline, tu ne liras sans doute jamais ces lignes et même si tu les lis je sais pertinemment que tu te fous royalement que je puisse souffrir de ton attitude pour Tancrède....je te souhaite au cours du long chemin qui t'attend, de ne pas être traitée avec la même indifférence qui est la tienne aujourd'hui. 

Des personnes qui coupent les ponts, on ne sait trop pourquoi, un ami dont je connais pourtant la fidélité de cœur et la bonté d'âme....A Ludo, ta gentillesse et tes blagues à deux balles me manquent.

Voilà ce que j'avais envie de dire....je ne me plains pas, je souffre comme autant de personnes qui peuvent souffrir de l'absence, du rejet ou de l'indifférence.

Suis-je responsable de mes tourments ? aucune idée....mais est-il besoin nécessairement de se chercher des fautes ? il y a bien assez de gens, peut-être vous, qui m'ont jeté, me jettent et me jetteront la pierre, je ne vais donc pas me flageller.

Comment en revanche, aborder sereinement la vie devant moi ? car c'était bien là le but de l'exercice... je pense que je vais apprendre à dire non : à presque 40 ans, il serait temps.

 

 

 

 

22:31 Publié dans divers | Lien permanent | Commentaires (0)

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